Il est tôt, mais la chaleur commence à entrer dans la tente
Nous sommes en pleine campagne, pas très loin d’un village
De l’Ardèche, d’ailleurs on vient d’entendre le clocher sonner 8h.
Notre tente est assez petite, mais on tiendrait dans une tente
minuscule tellement nous aimons être serrés l’un contre l’autre,
Je pars chercher du pain au village pour ce matin,
Dans notre sac à dos nous n’avons pas pris grand chose,
Et il est encore plus léger depuis que notre réserve de champagne est terminée,
Hier soir après avoir mis dans la rivière notre dernière bouteille à refroidir,
Pendant que nous essayions de pêcher quelque chose, mais rien !
Ça nous a fait repenser à ce professionnel de la canne, du bois de Boulogne à Lille,
Ce pro qui avait dû passer 4 heures à faire son installation,
Tout ça pour s’ennuyer 4 heures ensuite et attraper un poisson dégueux
Alors qu’il aurait pu mater les couples du bois comme tous les autres vieux du coin.
Pas grave pour le poisson, nous avons mieux, il nous restait encore un pot de Nutella
Et de la baguette achetée le jour même au village.
Baguette, Nutella, Champagne, que du bonheur quoi.
Mais ce bonheur est là parce que nous sommes ensemble.
Nous pourrions faire n’importe quoi, manger des trucs bizarres,
Tant que nous sommes ensemble à faire des folies ou
Juste à se regarder nous sommes heureux.
Cette nuit fut encore belle et torride nous avions trop chaud sous la tente,
Le temps était lourd, et nous étions vidés par cette journée sportive,
Où nous avons descendu l’Ardèche, j’ai bien aimé cette pause où nous nous sommes arrêtés pour nous baigner nus, la fraîcheur de la rivière et la chaleur de ton corps
m’ont donné envie d’une omelette Norvégienne… hihihihi. Et mon S… ne savait que faire ; se mettre en mode rikiki pour lutter contre cette eau trop fraîche, ou se gonfler tel une mongolfière (je sais que c’est un peu démesuré comme comparaison
mais j’aime faire toujours un peu mon crâneur).
Finalement, il a vite opter la solution 2, dès que je me suis collé à toi…
Je reviens donc sur cette nuit torride, où nous avions trop chaud,
Nous sommes donc sortis pour nous allonger sur l’herbe humide,
L’endroit était désert, pour une fois aucun mateur à l’horizon,
Heureusement parce que nous étions nus,
mais bon il n’y a pas grand-chose qui nous arrête quand nous sommes ensemble
J’ai adoré te faire l’amour en plein air, un peu moins quand il fallu t’attraper,
Tu mets déjà à rude épreuve mon cœur. Non en fait, j’adore te courir après,
surtout quand nous sommes nus en plein air et la nuit.
Tu t’es arrêtée en haut d’un gros rocher qui rejetait la chaleur cumulée de la journée
Nous avons commencé à faire l’amour debout, ce rocher était un bon appui,
Il faudrait d’ailleurs penser à le mettre dans la cabane…
Nous nous sommes ensuite allongés sur l’herbe qui était maintenant mouillée
Par la pluie qui avait fait son apparition,
Nous étions trop bien entre l’eau l’herbe et dans ce décor champêtre.
Le lendemain, la goutte au nez (bizarre ce rhume),
je rapportais du pain frais du village,
et j’avais cueilli des coquelicots sur le chemin du retour
tu nous avait préparé un café à l’ancienne
pas besoin de cafetière avec toi, nous avons terminé le pot de Nutella,
Tu avais des moustaches que j’ai vite effacées avec ma bouche.
J’adore la vie avec toi, rien n’est impossible même ce qui n’est pas vrai.
Je t’aime
Ton Homme



